Sud-Kivu : Les étudiants montent au créneau contre l’acharnement visant Modeste Bahati

Le climat politique en République démocratique du Congo s’assombrit de nouveau, et cette fois, c’est depuis Bukavu que la foudre gronde. Réunis dans une colère noire, les étudiants du Cadre Intercommunautaire du Sud-Kivu sont sortis de leur silence pour dénoncer ce qu’ils qualifient de chasse aux sorcières visant l’une des figures de proue de leur province : le Professeur Modeste Bahati Lukwebo.
Tout a basculé le 4 mars dernier. Lors d’une conférence de presse, le deuxième vice-président du Sénat et membre du présidium de l’Union Sacrée abordait des sujets brûlants, du dossier de la Bralima-Bukavu aux enjeux du cessez-le-feu face aux risques de balkanisation. Depuis, le sénateur est la cible d’une virulente campagne de dénigrement. Les accusations, d’une violence inouïe, touchent à l’identité même de l’homme, certains allant jusqu’à remettre en cause sa nationalité congolaise. Une insulte que la jeunesse estudiantine ne laisse pas passer, rappelant avec amertume que si l’origine de Bahati Lukwebo est suspectée, c’est toute l’élite du Sud-Kivu, y compris la Première Dame, qui se retrouve injustement visée par ricochet.
Pour ces étudiants, le diagnostic est clair : il s’agit d’un complot orchestré par des politiciens véreux et certains services de sécurité. Ces derniers sont accusés de tenir des messes noires et de monter de toutes pièces des dossiers judiciaires et fiscaux pour affaiblir l’autorité de l’élu du Sud-Kivu. L’objectif, selon le Cadre Intercommunautaire, serait de créer une dissidence au sein de son regroupement politique, l’AFDC, et de l’isoler du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.
Le ton de la déclaration est sans équivoque. Les étudiants dénoncent une inversion des rôles où la victime un investisseur ayant subi de lourdes pertes matérielles et humaines dans les conflits à l’Est est transformée en bourreau par des calculs politiciens. Ils fustigent l’attitude de certains sages de la Chambre haute qui privilégieraient les règlements de comptes au détriment de l’unité nationale, alors que le pays traverse une crise sécuritaire majeure.
Face à ce qu’ils nomment une campagne d’élimination politique, les étudiants du Sud-Kivu exigent la cessation immédiate de cet acharnement. Ils en appellent directement à l’arbitrage du Président de la République pour protéger son allié de la première heure et demandent une mobilisation générale de tous les ressortissants du Sud-Kivu.
En réaffirmant leur soutien indéfectible au Chef de l’État à travers le leadership de Bahati Lukwebo, cette jeunesse prévient : elle ne restera pas spectatrice du démantèlement de ses leaders.
Rédaction



