Flambée de choléra au Sud-Kivu : Quand le retrait des bailleurs fragilise la prise en charge
La province du Sud-Kivu fait face à une recrudescence du choléra. Depuis le début de l’année 2026, 11 854 cas ont été enregistrés, selon la Division provinciale de la santé (DPS).
« Nous sommes autour de 11 854 cas depuis le début de l’année. C’est énorme », a déclaré le Dr Claude Bahizire, chargé de communication de la DPS du Sud-Kivu.
La situation s’est aggravée au cours des dernières semaines. À la 37ᵉ semaine épidémiologique, la province a enregistré jusqu’à 651 cas en une seule semaine, avec 13 décès. À la même période en 2025, le nombre hebdomadaire de cas se situait entre 200 et 300, selon les données communiquées par la DPS.
Sur les 34 zones de santé que compte la province, 29 ont désormais notifié des cas de choléra. La DPS appelle à une réponse impliquant les autorités sanitaires, les communautés et les partenaires intervenant dans la lutte contre l’épidémie.
Dans certaines structures de prise en charge, l’afflux de patients exerce une pression supplémentaire sur les équipes médicales. Au centre hospitalier Saint-Matthieu, le Dr Etabo Joseph rapporte une hausse récente du nombre de patients.
« Il y a eu une flambée de l’épidémie. Ça fait environ une semaine, depuis que le partenaire est parti. Juste après son départ, nous avons assisté à une recrudescence. Nous enregistrons entre 20 et 30 nouveaux cas par 24 heures », explique-t-il.
Malgré les difficultés de prise en charge, la réhydratation administrée rapidement permet à de nombreux patients de récupérer. Bulambo Elie, rencontré au centre hospitalier Saint-Matthieu auprès de son fils malade, témoigne de l’évolution favorable de l’enfant.
« Quand nous sommes arrivés avant-hier soir, il avait de la diarrhée et des vomissements. Actuellement, l’enfant va très bien, il a repris des forces. Tout est rentré dans l’ordre et nous attendons le billet de sortie », raconte-t-il.
La DPS insiste sur la nécessité de renforcer durablement l’accès à l’eau potable, l’assainissement et les capacités de prise en charge dans les zones de santé touchées. Elle appelle également à la mobilisation des ressources nécessaires pour maintenir la réponse à l’épidémie.
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