Santé

Bukavu : Stop Suicide exhorte les médias à faire de la santé mentale un combat de tous les jours

À l’occasion de la période dédiée à la prévention de la santé mentale et du suicide, Madame Lumière Singay, coordinatrice de l’organisation « Stop Suicide » à Bukavu, a livré un plaidomorphismes marquant autour du thème national : « Quand les voix sont entendues, le changement devient réel : agir pour la santé mentale ».

Madame Singay interpelle directement la presse, qu’elle qualifie d’acteur de premier plan dans la lutte pour la santé mentale. Puisque les voix des journalistes sont écoutées et entendues partout, elle exhorted ces derniers à faire de la santé mentale un sujet abordé en continu tout au long de l’année, et non de manière éphémère lors de mois spécifiques comme septembre ou octobre. Elle regrette que l’actualité politique prenne trop souvent le dessus sur un enjeu qui touche pourtant le quotidien de la population.

La santé mentale est présentée comme une réalité quotidienne qui peut toucher, prévenir et être évitée par n’importe qui. Pour contrer ce mal, la première démarche est d’en parler ouvertement : Se confier à des spécialistes de la santé mentale. Partager ses difficultés avec un proche. Pratiquer l’écoute sans juger lorsque quelqu’un exprime sa souffrance.

Dans un contexte régional marqué par des épreuves particulièrement dures à Bukavu — notamment les incendies, les éboulements, les vols et les tueries — de nombreuses personnes traversent des zones de turbulences psychologiques. Face à cela, certains signaux ne trompent pas : L’irritabilité et l’agitation soudaines. L’isolement et le repli sur soi malgré la fatigue ou le besoin de sommeil.

Détecter ces comportements permet d’orienter à temps les personnes en détresse vers des structures d’accompagnement avant que la situation ne bascule vers des cas de suicide.

La coordinatrice appelle également à un changement de regard au sein de la société et des familles :bCôté parents : Éviter de stigmatiser les enfants en échec scolaire à travers des formes de discrimination. Côté société : Cesser de faire peser des pressions discriminatoires sur les femmes non mariées ou celles qui n’ont pas encore accouché. En dépit des difficultés de la vie, le message de « Stop Suicide » se veut porteur d’optimisme : l’espoir est permis et le lendemain est toujours meilleur qu’aujourd’hui.

Par Alain Kanyombo

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